Les effets du sport contre le cancer !

Combat cancer

Que ce soit en prévention, en accompagnement pendant ou après le traitement, l’activité physique est aujourd’hui reconnue comme une solution pour diminuer le risque de développer un cancer. Concernant le cancer du sein, 32 études effectuées en 2002 et 45 études en 2006 ont démontré une diminution du risque chez les sujets ayant l’activité physique la plus importante avec une réduction moyenne de 30 à 40 %. Nous allons aborder les mécanismes induit par le sport lorsqu’il est réalisé régulièrement et adapté.

Effets généraux (systémiques) de l’activité physique

  • diminution du taux biologiquement actif des hormones sexuelles
  • réduction de la production des œstrogènes
  • augmentation du transporteur SHBG (Sex Hormone Binding Globulin). La SHBG se lie à l’œstradiol ou à la testostérone, et les inactive biologiquement.
  • diminution de l’insuline et de l’IGF-I. L’obésité et la sédentarité induisent une insulino- résistance et un hyperinsulinisme compensatoire. L’insulino-résistance est associée à une cohorte d’altérations métaboliques définissant le syndrome métabolique et conduisant à une diminution de la SHBG et des protéines liant l’IGF (IGF-BP) et donc à une augmentation de la fraction libre, biologiquement active, des hormones liées à ces protéines (IGF-I pour les IGF-BP, œstradiol et androgènes pour la SHBG).

Effets locaux de l’activité physique

  • l’augmentation de la motilité intestinale induisant une réduction du temps de transit gastro-intestinal et donc une diminution de l’opportunité pour les cancérogènes d’être en contact avec la muqueuse colique et le contenu fécal ;
  • les modifications des concentrations de prostaglandines : augmentation des prostaglandines PGF qui inhibent la prolifération des cellules coliques et augmentent la motilité intestinale. En revanche, l’activité physique n’augmente pas le taux de prostaglandines PGE2 qui, au contraire, stimulent la prolifération des cellules coliques.

D’autres mécanismes biologiques ont été proposés tels que la diminution du stress oxydatif et des effets sur l’immunité. Il est évident que les effets bénéfiques de l’activité physique sont dépendants de mécanismes multiples intriqués entre eux.

Pour les principaux cancers hormono-dépendant (sein et côlon), l’activité physique régulière peut diminuer le risque en diminuant la production des oestrogènes et de la progestérone mais aussi en augmentant la SHBG.  Elle lie ces hormones et diminue leur fraction libre c’est-à-dire biologiquement active et donc utilisable par des cellules cancéreuses.

Toutefois, la quantité de SHBG dépend aussi de la diététique hors la production hépatique est inhibée par l’insuline et l’IGF-I. Plusieurs études ont rapporté une relation inverse entre concentration plasmatique d’insuline (hyperinsulinémie avec un régime trop riche en lipides et sucres rapides et inactivité physique) et concentration plasmatique de SHBG (pour revue, Barnard et coll., 2002).

Il est donc primordial d’adopter des habitudes de vie saines, notamment concernant l’activité physique et l’équilibre alimentaire hebdomadaire,  pour prévenir la survenue de certains cancers. En tant que coach sportif Forme et Santé, mon rôle est de vous guider vers votre réussite !

http://coach-evreux.domicilgym.fr

Cartouche Brigitte Chardenal

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